« Beauté fatale : les nouveaux visages d’une aliénation féminine » de Mona Chollet (concours sur mon insta)

essai féministe, Sciences humaines

« Non,décidément, il n’y a pas de mal à vouloir être belle mais il serait peut-être temps de reconnaître qu’il n’y a aucun mal non plus à vouloir être. »


Dans cet essai divisé en plusieurs parties dont chacune représente les visages de l’aliénation féminine, Mona Chollet dénonce l’instrumentalisation du corps de la femme via des méthodes insidieuses et malsaines au profit de grandes marques comme les secteurs du luxe et du cosmétique (Magazines de mode, marketing d’influence, séries télévisées…).

Pour renforcer ses théories, elle s’appuie sur des exemples concrets dont les références sont connues de tous (la presse féminine, les séries télévisées : Mad men, gossip girl, sex & the city…). Elle décrypte également l’actualité comme les affaires Polanski – Strauss-kahn et nous démontre comment notre société consent au dictat de l’apparence féminine la plus stéréotypée.

Cette quête de la perfection absolue qui conduit inlassablement les femmes à adopter une haine de soi et envers son corps (la peur de ne pas plaire, de ne pas correspondre aux normes de beauté, la certitude de ne jamais être assez bien pour mériter l’amour de soi et d’autrui), traduisent et amplifient une insécurité psychique et une auto-dévalorisation qui élargissent leurs effets dans tous les domaines de la vie d’une femme.


« L’objectif ultime n’est pas de se distinguer par son talent, mais par son potentiel de femme-sandwich, en entrant dans le moule d’une certaine vision de la féminité. »


Cette emprise passe bien évidemment par la puissance économique dont les marques maîtrisent les rouages à la perfection et de l’habilité culturelle des relais (presse féminine, publicité et divertissement), ils jouent sur les ressorts très profonds pour stimuler de façon obsessionnelle la pulsion d’achat et pour emprisonner les femmes dans une image qu’ils présentent comme l’essence de la féminité. « Comme si acheter le dernier sac à la mode (1000€) pouvait nous apporter le bonheur »

On peut se demander d’ailleurs si la surconsommation qui hante la féminité traditionnelle ne serait pas un désir de fuite (souffrance au travail, peur du chômage ou celle de vieillir) Or là encore, il faut constater que seuls la culture de masse et le discours publicitaire prennent au sérieux ce besoin humain d’évasion. Et ils apportent bien sûr, des réponses en proposant des satisfactions individualistes et consuméristes.

En quête d’investissements sûrs, les grandes marques de luxe misent d’ailleurs en priorité sur des actrices (un cercle très fermé de personnes bien-nées ) qui ont acquis une notoriété internationale grâce aux clichés liés à une autre culture exotique,archaïque et patriarcale – du moins d’un point de vue américain : c’est la culture française .

En parlant d’acteurs, on pense notamment au héros de la série « Gossip Girl » des adolescents qui excellent dans l’art de faire la fête et de courir après les boutiques tout en ayant de très bons résultats scolaires, des jeunes filles au corps parfait sans souffrir de troubles alimentaires, jouer les mannequins, trôner au premier rang sur le catwalk d’un défilé de mode, s’envoler en jet privé pour un week-end en Espagne… De quoi faire rêver les plus jeunes d’entre nous. Le succès de la série est tel que la chaîne a ouvert une boutique en ligne proposant les vêtements et les bijoux portés par les actrices . 

Une méthode insidieuse qu’on appelle « le placement de produit » un processus très connu des influenceuses beauté qui ne cessent de promouvoir le corps parfait avec une légère tendance pour l’obsession de la minceur. Fort de ce succès, le magazine  Elle  appelle ça « la Fashion démocratisation » Mona Chollet la qualifie plutôt « d’aliénation participative ». Dont les marques et les réseaux sociaux ont fait de ses héroïnes à la fois des figures de proue et des modèles à suivre.

Entre autre , Mona Chollet évoque également l’abus de la chirurgie esthétique qui n’est que les révélateurs d’une fragilité qui engendre la peur de vieillir. Comble de l’ironie, certains médecins affirment que leur activité est féministe car elle permet aux femmes d’acquérir une meilleure estime d’elles-mêmes. Mona Chollet dit d’ailleurs que:

« c’est confondre l’estime de soi avec le soulagement que procure le fait de prouver sa loyauté à l’ordre dominant. Faisant de la richesse et de l’apparence les critères essentiels de la valeur humaine, professant un darwinisme social agressif, le milieu de la mode exsude la haine de la faiblesse. »

On parle aussi « d’eugénisme banalisé » qui concentre une certaine uniformisation du genre, une valorisation et une recherche de la blancheur, la blondeur, la minceur et la jeunesse qui vise à se rapprocher le plus possible du modèle esthétique dominant. Cependant ce n’est pas seulement la diversité des couleurs de peau qui manque dans notre environnement culturel: ce sont aussi tout simplement les représentations d’une manière générale d’être une femme.


« Les vedettes qui émergent, en France ou aux États-Unis, sont dorénavant toutes calibrées sur le même modèle: extrême minceur – ou rondeurs tolérables -, Teint diaphane, garde-robe sophistiquée le plus souvent élaborée par une styliste personnelle. »


Dans cet essai Mona Chollet nous démontre à quel point il est dur d’être une femme, quoi que nous fassions nous serons toujours confrontés au spectre de la beauté parfaite et des dogmes imposés par la dictature des industries (mode-beauté). Cette société qui pousse les femmes à scruter chaque physique aux exigences toujours plus irréalistes, ce qui dénote en outre une pauvreté d’esprit pathétique qui annihile toutes les relations humaines et nous éloigne de la simple vérité : Toutes les femmes sont belles et authentiques car la conclusion c’est qu’il n’y a pas de joie dans la perfection.


« Beauté fatale: les nouveaux visages d’une aliénation féminine de Mona chollet – Editions Zones

Osho « Un art de vivre et de mourir »

Développement spirituel, Sciences humaines

Nous sommes tous à la recherche du bonheur n’est-ce pas ? Mais comment pourrions-nous apprécier réellement la vie sans approfondir la question de la mort ? Comment être heureux tant que la trépidation de peur nous anime, aussi subtile soit-elle ?

Finalement, la mort et la vie sont deux pôles d’une même énergie, le flux et le reflux, le jour et la nuit et l’été et l’hiver. Elles ne sont ni séparés ni opposés, ni contraires. La mort n’est pas la fin, c’est en faite l’accomplissement d’une vie comme un processus de renouvellement.

Le problème est que nous vivons dans une société basée sur la consommation de masse et le plaisir illimité, dans un monde qui nie la seule évidence qui nous concerne tous : nous allons tous mourir un jour. Et oui ! Seulement la croissance de l’égo est comme le cancer ; Elle nous tue et ce que dit Osho est simple :


« La méditation ce n’est pas la croissance de L’ego c’est sa mort !  »


Cela est la méditation, c’est-à-dire être dans l’espace où le langage n’interfère pas et où les concepts appris ne s’interposent pas entre vous et le réel.

Ce qu’il faut donc comprendre : C’est que notre ego a peur de la mort, il lui résiste. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé que la peur de la mort vient de ce que nous accumulons pendant la vie ? (Les biens matériels, le pouvoir de l’argent, la connaissance et le prestige). Quand nous n’avons rien à perdre nous n’avons plus peur de la mort, c’est d’accepter celle-ci à chaque instant, c’est accepter de mourir à chaque expiration.

Sachez que toutes ces choses ne vous permet pas d’être ici et maintenant car elles vous conduisent toujours ailleurs, elles sont une projection de vos rêves et de vos désirs ; ce dont on a besoin se trouve ailleurs.

Le trésor se trouve en nous (dans le soi) et tout le problème est dans les biens et le savoir que nous voulons absolument posséder ; Finalement Osho nous ouvre les yeux sur le fait que nous vivons davantage à l’extérieur de nous-mêmes plutôt qu’à l’intérieur.


« Il n’y a qu’une chose qui puisse être possédée – son propre soi, sa propre conscience.  »


Dans ce livre, Osho fait aussi une référence à la religion et il n’est pas tendre avec celle-ci : Il est à la fois contre toutes religions et philosophies dogmatiques car les idées dogmatiques ne vous êtes pas à devenir libre,


« cela n’a aucun sens si on ne se connaît pas soi-même » dit-il.

« Un livre mort, des écritures – la sainte bible, le Coran, la Sainte Gîta -, que peuvent-ils faire ? Ils sont peut-être saints, mais complètement morts ; vous pouvez en faire ce que vous voulez. Et l’homme est très rusé, très malin.  »


Cependant, il n’hésite pas à prendre des références religieuses qu’il interprète à sa façon et ou tout le monde peut s’y retrouver.

Finalement, il nous dit qu’il ne faut pas chercher à comprendre avec son mental mais plutôt avec son cœur, son ressenti et son intuition.

Sa vision est de vivre davantage comme un poète qui donne un vrai sens à la vie, qui n’attend rien du monde et ne vit que pour être.

« Un art de vivre et de mourir » OSHO Édition: Le relié poche Traduction: Danielle Uttama Kreis