« Dostoïevski » Virgil Tanase

biographie

Dostoïevski, dont la biographie révèle les secrets de la formation de sa pensée littéraire particulière, est l’un des meilleurs romanciers du monde. Féru de l’âme humaine, penseur profond, romancier sincère, Dostoïevski a écrit sur le spirituel et l’obscurité chez l’homme. Ses romans ont été influencés par sa propre vie mais aussi par la presse relatant des complots criminels.

Car Dostoïevski est avant tout un conteur de la réalité, tous ce qu’il voit, entend et lit est une source d’inspiration. Notamment les faits divers qui lui inspirent des personnages torturés et complexes.

Le moins que l’on puisse dire en effet est que ses personnages n’incarnent pas la modération: cynisme, outrancier, suicide, folie, militantisme révolutionnaire exacerbé et terrorisme.

Des êtres navigant entre sainteté et folies ayant pour but de développer des débats intellectuels d’une Russie politiquement déchirée.

« S’il l’avait écrite lui-même, à sa façon, sa biographie pourrait passer aux yeux de ce qui l’ignorent pour un de ses romans. Tant le héros, paradoxal et aux agissements surprenants se trouve pris dans la tourmente d’histoires si invraisemblables qu’elles semblent inventées. »

C’est peu dire, la vie de Dostoïevski est loin d’être un long fleuve tranquille. Un destin hors du commun. La mort prématurée de sa mère qu’il avait tant aimé, l’assassinat de son père. Les déboires de son adolescence et les humiliations que lui avaient fait subir ses confrères. Les mois passés au bagne dans les geôles de la forteresse Saint-Pierre et Paul, de sa condamnation à mort et du simulacre d’exécution. Les souffrances et les amertumes de la déportation expliquent en partie son premier mariage incongru avec une femme méchante et capricieuse qui rendait la vie de Dostoïevski insupportable. Sans compter, les décès prématurés de son frère adoré et de ses deux enfants. On pourrait épiloguer longtemps sur la vie de l’auteur, un homme qui a également souffert d’addiction – le démon du jeu l’a habité pendant une longue période de sa vie.

Dostoïevski a supporté au cours de sa vie les souffrances les plus atroces et les plus insurmontables. Le bagne a pour lui était un événement traumatique qui a entièrement changé sa vision des choses et notamment sa vision du libéralisme et de l’Occident. Il a des mots très durs envers la jeunesse occidentalisée qui selon lui agite des idées nihilistes: il la qualifie « d’inculte, veule, concupiscente et mondaine », il n’épargne pas non plus les révolutionnaires, il les accuse de vouloir détruire la paix universelle par le feu et la violence. Qui selon lui est la définition même du nihilisme et du vide.

« il est indispensable et inévitable d’avoir la conviction de l’immortalité de l’âme humaine… faute de foi en son âme et en l’immortalité de cette âme l’existence de l’homme est contre nature, inconcevable et intolérable. »

Il se définie comme un socialiste traditionnel russe. Une sorte d’union sacrée du politique et du religieux, L’autocratie et de l’orthodoxie, bannissant les idées nauséabondes du libéralisme occidental.

On peut dire aujourd’hui avec objectivité que le travail de l’écrivain a eu un impact énorme sur toute la littérature mondiale, de nombreux philosophes et écrivains ont par la suite reconnu l’influence du travail de Fiodor Dostoïevski sur leur vision du monde. Presque personne d’autre ne pouvait révéler et montrer si habilement la mystérieuse âme humaine. Dans ses œuvres, l’auteur considère que les questions morales ne peuvent devenir obsolètes au fil des siècles. Parce que certaines questions de choix moral se posent à toute personne au cours de sa vie. Les œuvres et les héros de Dostoïevski peuvent servir, sinon de miroir direct de sa propre âme.

Je le répète, la vie de Fiodor Dostoïevski a été pleine d’événements tristes et tragiques, l’écrivain a dû endurer beaucoup de chagrin et de perte. Malgré toutes les difficultés de la vie, Dostoïevski a réussi à devenir un écrivain célèbre même de son vivant. Malheureusement, il n’a jamais réussi à s’enrichir de son métier et a vécu plutôt modestement jusqu’à la fin de ses jours. La grande particularité de cet homme était le dévouement. Cela s’est reflété dans tous les domaines de sa vie. Des opinions politiques prononcées (modifiées à plusieurs reprises), des histoires d’amour et, surtout, la littérature, son art le plus précieux. Cette biographie présente des faits intéressants de la vie de Dostoïevski mais aussi des détails croustillants du destin et du chemin créatif de l’écrivain.

Après cette lecture, je me suis sentie plus proche de l’homme et de l’écrivain, je ne lirai plus ses œuvres de la même façon. Si comme moi vous êtes fan de Dostoïevski, je vous recommande ce livre .

« Le Maître et Marguerite » de Mikhaïl Boulgakov

classique, Littérature étrangère

Le roman de Mikhaïl Afanassievitch Boulgakov « Le Maître et Marguerite » est le dernier livre de Boulgakov, qui est considéré comme son testament spirituel. Combinant en une seule œuvre le monde réel et la fantaisie, une description satirique de la vie et des réflexions philosophiques. 

L’auteur a commencé à écrire le livre à la fin des années 1920, mais n’a pas réussi à le terminer, l’édition du roman a été achevée par la veuve de l’écrivain après sa mort.

« Le Maître et Marguerite » est désormais reconnu comme l’une des plus belles réalisations de la littérature russe du XXe siècle . Les phrases du roman ont inspiré de nombreux proverbes russes; «Les manuscrits ne brûlent pas» et «La lâcheté est le plus terrible des vices» ont une résonance particulière pour les générations qui ont enduré le pire du totalitarisme soviétique.

« Le maître et Marguerite » est un point de vue sombre et comique de la société soviétique, une belle réécriture du mythe de Faust et de Ponce Pilate ainsi qu’une histoire d’amour passionnante.

Tout d’abord, il est important de souligner que l’histoire va et vient entre le Moscou des années 30 et l’ancienne Jérusalem. 

Le roman débute donc avec l’arrivée du diable à Moscou dans les années 1930 déguisé en l’éminent professeur Woland (consultant en magie noire). Avec sa suite de compagnons étranges dont un chat noir nommé Béhémoth. Woland n’est pas là par hasard, avec ses acolytes, il compte faire des ravages sur l’élite sociale moscovite. Au même moment, le maître (Auteur du roman de Ponce Pilate qui n’a guère plu aux censeurs soviétiques) languit dans un hôpital psychiatrique, incapable de partager son histoire. Mais c’est sans compter sans Marguerite sa maîtresse dévouée, qui accepte de vendre son âme au diable dans l’espoir de sauver le Maître de son destin.

« Suis-moi, lecteur! Qui t’a dit que l’amour véritable, fidèle, éternel, cela n’existait pas? Le menteur, qu’on lui coupe sa langue scélérate! Suis-moi, mon lecteur, et nul autre que moi, je te le montrerai, cet amour! »

Ce livre est une réelle découverte, où chacun de nous verra ce que sont la vérité et le mensonge, les vraies valeurs, le sacrifice au nom d’un sentiment honnête. L’ouvrage est rempli de réflexions philosophiques sur la religion, l’amour, le pardon et l’humilité. Boulgakov a décrit de nombreuses facettes des caractères humains, leur diversité et leur impact sur les valeurs et les fondements moraux de la société. C’est probablement pourquoi, après avoir lu plusieurs chapitres, on réfléchit involontairement au sens de l’être, de la vie et de la mort. À propos du fait que le mal dans notre monde n’est pas toujours quelque chose de mauvais.

« À quoi servirait ton bien, si le mal n’existait pas, et à quoi ressemblerait la terre, si on en effaçait les ombres? »

Le roman mystique captivant de Boulgakov change la vision habituelle de l’image du monde. Ici, Satan punit lui-même les habitants de la ville pour débauche et lâcheté, aide le pauvre Maître et la désespérée Marguerite à se trouver et à trouver la paix désirée. L’ouvrage décrit de manière colorée mais lucide la vie quotidienne de Moscou dans les années 1920.

Après ce court résumé, je ne peux que vous encouragez à lire ce chef d’œuvre de la littérature. Un must read au moins une fois dans sa vie.


« Le Maître et Marguerite » de Mikhaïl Boulgakov – Éditions Robert Laffont – Collection Pavillons Poche

« La cloche de détresse » de Sylvia Plath

classique, Littérature étrangère

Sylvia Plath est l’une des poétesses les plus vénérées du XXe siècle. En lisant son travail, vous remarquez comment elle est capable de capturer ce qui est parfois caché dans les profondeurs de notre esprit – les pensées et les croyances que nous déguisons souvent. En approfondissant un peu sa vie personnelle, vous ne pouvez pas ignorer ses problèmes de santé mentale et la façon dont certains de ces problèmes se reflètent dans ses écrits.

Ce roman écrit par Sylvia Plath est évidemment une histoire inspirée par sa propre vie sans être une autobiographie directe, les parallèles sont clairs si vous connaissez la vie de Plath.

L’intrigue tourne donc autour d’une jeune femme nommée Esther Greenwood qui travaille sur un court stage en tant que rédactrice en chef d’un magazine invité à New York dans les années 1950. Il est révélé tout au long du roman qu’Esther lutte contre la dépression et, après la fin de son stage, ne sachant pas quoi faire de son avenir, elle commence à essayer de se suicider de différentes manières. Finalement, Esther fait une overdose de somnifères et se réveille à l’hôpital. Elle est transférée dans un asile où elle décrit de façon glaçante le traitement de la dépression par électrochocs. À la fin du roman, Esther est sur le point de retourner à l’université mais bien consciente que la présence de sa maladie mentale pourrait se réaffirmer dans le futur.

« Pour la personne qui se trouve sous la cloche de verre, vide et figée comme un bébé mort, c’est le monde lui-même qui est le mauvais rêve. »

La complexité étrange des attentes imposées à Esther et la façon dont ces contraintes heurtent ses propres désirs allant même jusqu’à se conformer aux injonctions sociales dont les femmes d’hier et d’aujourd’hui sont les premières concernées, ce qui illustre extrêmement bien le stress, la tension et les dilemmes internes auxquelles elles doivent faire face. Les femmes qui ne veulent pas des choses «normales».

« Comme ça semblait simple pour les femmes autour de moi d’avoir des enfants ! Pourquoi n’étais-je pas maternelle du tout, pourquoi étais-je si à part? Devoir m’occuper toute la journée d’un enfant me rendrait dingue. »

Non seulement c’est un excellent commentaire sur le féminisme et son importance pour rendre la vie des femmes plus simple et plus égale à celle des hommes, en supprimant les pressions irréalistes que la société exerce sur elles, mais cela donne également un excellent aperçu de la façon dont de telles pressions peuvent entraîner une maladie mentale (et cela s’applique aux hommes et aux femmes bien évidemment). Cet aspect est d’autant plus poignant que Plath s’est suicidée quelques semaines après la publication de ce livre.

C’est une grande tragédie que ce soit son seul grand roman après son suicide cruellement inévitable à seulement 31 ans.

Mais cela dit, le roman est nostalgique de la meilleure des manières car il n’efface pas l’obscurité de l’époque. À la fois mélancolique et sarcastique, adoptant une narration non linéaire mais qui n’est en rien dérangeant dans la compréhension de la position de l’histoire. 

Ce livre aborde de fortes discussions sur les thématiques comme: la santé mentale, la féminité et les différences socio-économiques. Tout cela se passe alors que E.Greenwood vit pour la première fois hors de chez elle.

Ce roman est un rappel à ceux qui ont grandi en apprenant à naviguer dans le monde et une excellente lecture pour ceux qui sont sur le point de faire un pas important dans leur vie. Lire ceci dans une période de transition entre les écoles, les carrières, les déménagements vers les villes ou d’autres événements majeurs peut s’avérer être particulièrement encourageant et permet aux lecteurs de trouver du réconfort dans cette histoire. 

Un récit qui marque, des passages qui resteront gravés dans ma mémoire, tant par l’écriture que la sensibilité omniprésente dans ce livre qui vous rend inévitablement mélancolique.

Si vous vous intéressez à la santé mentale et à sa représentation dans la littérature, ce livre est à lire absolument.


« La cloche de détresse » de Sylvia Plath – Éditions DENOËL .

« Sigmund Freud, la guérison par l’esprit » de Stefan Zweig

biographie

Zweig nous mène sur les traces du plus grand médecin de l’âme, vers des zones inexplorées et obscures de l’esprit. Freud pour qui il a une grande admiration, homme froid, distant mais sincère consacrera 50 ans de sa vie à la recherche psychanalytique.

Dans les premières lignes, Zweig entreprend une exploration de la morale au XIXe siècle et comment toute une société se cantonnait à une médecine traditionnelle, rationnelle et archaïque. Une science emplit de morale qui refoule le désir sexuel et par conséquent provoque une grande partie des névroses selon Freud. Selon lui: 

« les névroses naissent là ou des obstacles extérieurs ou intérieurs entravent la satisfaction réelle des besoins exotiques. »

Dès son arrivée à Paris, Freud est impressionné par Charcot, tant par ses qualités d’orateur que par les nouvelles interrogations que ses interventions suscitent. Notamment les découvertes sur les causes traumatiques de l’hystérie chez l’homme…

Fort de ce savoir, il continuera par la suite à concentrer ses recherches dans lesquelles Freud et Breuer présentent les succès obtenus par eux dans le traitement des symptômes hystériques et leurs premières hypothèses. En partant de l’hystérie, Freud et Breuer avaient trouvé  une formule révélatrice: les névroses et la plupart des troubles psychiques naissent un désir non satisfait, entravé et refoulé dans l’inconscient.

L’inconscient qui se définit très généralement comme l’ensemble des représentations refoulées par le moi parce qu’elles sont incompatibles avec les valeurs « morales » du surmoi.

Chez Freud, la conscience n’est que la surface d’un iceberg entièrement immergé et constitué par le pouvoir de l’inconscient. La conscience n’est que ce qui est connu de soi-même : il se passe dans le psychisme bien plus de choses qu’il ne peut s’en révéler à la conscience. -interprétation des rêves (le sommeil décharge les tensions et les désirs non assouvis.)

Freud en s’intéressant à « la psychologie abyssale » à remédier à une lacune, celle d’une science inexplorée. Il a assigné la psychanalyse à une science nouvelle et moderne dont on ne voit pas encore les limites. Et nous comprenons grâce a Stefan Zweig que c’est une médecine qui dépasse la simple analyse de l’âme, cette discipline exige une connaissance de l’âme humaine, de la faculté de s’introduire par la pensée et le sentiment dans les destins les plus inconnus.

« la rareté de ses vrais maîtres de l’âme me paraît être la raison pour laquelle la psychanalyse restera toujours une vocation à la portée de quelques-uns et ne pourra jamais être considérée comme un métier et une affaire. »

Toujours dans cette idée de comprendre l’inconscient tout en contrecarrant la vanité du siècle, il se penche sur la science sexuelle. Il théorise la libido, dans la première théorie des pulsions, en tant qu’énergie psychique employée dans une dialectique entre les pulsions sexuelles et les pulsions d’autoconservation, puis entre les pulsions sexuelles et les «  pulsions du Moi« . Freud présente la libido en tant que manifestation dynamique dans la vie psychique de la pulsion sexuelle.

Stefan Zweig aborde également le complexe dit d’œdipe, que Freud présente comme un des piliers fondamentaux de son édifice psychanalytique.

Dans une vision générale , Zweig apporte une portée philosophique à son propos, en particulier lorsqu’il décrit et explicite l’antagonisme entre la civilisation et l’instinct. Qui personnellement me fait penser également aux travaux de Nietzsche car le philosophe en s’intéressant à la morale aborde la logique de comprendre l’homme à partir de ses racines et de ses instincts élémentaires. 

En fin psychologue, Zweig adhère pleinement aux thèses freudiennes et il en mesure précisément l’impact sur la société en 1930.

« Celui qui a appris à comprendre l’être humain en lui-même le comprend en tous les hommes. »


« Sigmund Freud, la guérison par l’esprit » de Stefan Zweig – éditions Le livre de Poche.

« Le général du roi » de Daphné Du Maurier.

classique, Littérature étrangère

Chaque fois que je lis un livre de Daphné Du Maurier, j’ai l’envie frénétique d’acheter tous les ses livres actuellement disponible en librairie. J’avais d’ailleurs lu quelque part un commentaire sur l’autrice, quelqu’un disait que « quand il se mettait à lire un roman de Daphné du Maurier, Il ne pouvait s’arrêter de lire jusqu’à qu’il ne tombe de sommeil ». Je partage également ce sentiment.

Ses livres se divisent généralement en deux catégories: le suspense (comme « Rebecca » ou en fiction historique comme « le général du roi » ou quelque chose entre les deux. Dans les œuvres de du Maurier, il y a aussi un côté assez vintage que j’affectionne où le sentiment d’incertitude se ressent dans tous ses romans.


Honor Harris, 18 ans, a hâte de passer le reste de sa vie avec l’homme qu’elle aime, mais lorsqu’une tragédie survient à la veille de son mariage, le mariage n’a alors jamais lieu. Quinze ans plus tard, alors que l’Angleterre est divisée par une guerre civile qui oppose les royalistes et les parlementaires, Honor est envoyée à Menabilly où elle rencontre son amour perdu, Richard Grenvile.

Malgré ses efforts pour rester à l’écart de Richard, Honor se retrouve une fois de plus attirée par lui, mais la guerre complique les choses car la position de Richard en tant que général du roi lui a fait de nombreux ennemis. Pleinement consciente de sa position d’infirme, Honor choisit de l’aimer de toute façon et leur relation menace de devenir scandaleuse.

La relation entre Honor et Richard n’est pas ce à quoi vous pourriez vous attendre. C’est tendre et passionné, mais à aucun moment du roman ils ne consomment leur amour ni le vivent au grand jour. Au lieu de cela, tout est plus ou moins enfoui, et aucun d’eux ne veut évoquer les souvenirs douloureux du passé.


Les sequences historiques du roman sont très bien documentées, bien qu’il y ait eu des moment où je trouvais que l’intrigue tournait trop souvent autour des conflits entre royalistes et rebelles. Cela dit, a aucun moment l’autrice prend un parti pris vis-à-vis de l’un des deux camps.

D’ailleurs, j’ai vite compris que beaucoup des personnages cités dans ce livre sont inspirés de faits réels et pour le coup, j’ai eu une véritable leçon d’histoire, et dans ce cas précis, une leçon sur la guerre civile anglaise qui a sévi au XVIIe siècle.

Avec « le général du roi » nous sommes donc plongés dans la guerre civile anglaise qui met en lumière la guerre, la perte, l’amour, les désillusions et les scènes d’un point de vue cornique(origine de cornouilles).

Bien différente des autres que j’ai lues, cette perspective apporte une vision claire du décor et des horreurs de la guerre, ainsi que du chagrin et de la terreur des citoyens. 

On ne peut imaginer à quel point les temps étaient difficile à cette époque. À chaque instant, je me suis imaginée être une héroïne de cette histoire vivant avec eux les nombreux obstacles, les décisions difficiles, les émotions difficiles. Lorsque vous ajoutez à cela les combats politiques, les guerres, votre vie devient presque insupportable, quand bien même ils doivent vivre, doivent se battre, ils le font avec brio . Mes respects.

Un style impeccable, fluide et sophistiqué ! Encore un sans fautes pour daphné Du Maurier.


Merci aux éditions « Le livre de poche » pour cet envoi . De Daphné Du Maurier.

« Femmes, race et classe » d’Angela Davis.

essai féministe, Sciences humaines

Dans cet essai, Angela Davis propose une histoire lisible et incisive des intersections de la race (en particulier des Noirs), du sexe et de la classe à travers l’histoire américaine depuis l’esclavage. C’est une exposition de l’intersectionnalité près d’une décennie avant que le terme ne soit inventé. Quiconque s’intéresse à l’histoire du mouvement des femmes aux États-Unis, ou à l’histoire des noirs, devrait absolument lire ce livre.

Davis se concentre sur la manière dont les groupes marginalisés ont été opposés les uns contre les autres. Les femmes blanches du mouvement pour le suffrage des femmes, par exemple, se sont engagées dans une rhétorique raciste dans le but de garantir que les femmes (blanches) obtiennent le droit de vote avant les Noirs. C’était le cas même pour beaucoup, comme Susan B Anthony et Elizabeth Cady Stanton, qui avaient soutenu l’abolition. Afin de faire appel aux électeurs racistes, les suffragettes blanches ont même soutenu que donner aux femmes le droit de vote augmenterait la proportion de Blancs votant et limiterait le pouvoir politique des Noirs.


Frederick Douglass aux suffragettes blanches: « Quand on arrachera les femmes à leur maison, simplement parce que ce sont des femmes; quand on les pendra à des réverbères; quand on leurs enlèvera leurs enfants pour leur écraser la tête sur le trottoir; quand on les insultera à tous les coins de rue; quand elles risqueront à tout moment de voir leurs maisons incendiées s’effondrer sur leur tête; quand on interdira l’entrée des écoles à leurs enfants, alors il sera urgent de leur octroyer le droit de vote. »


Elle nous offre également une analyse sur le mouvement pour le contrôle des naissances qui se repose sur une idéologie raciste associé à l’eugénisme, « L’amendement Hyde de 1977 justifie davantage la pratique forcée de la stérilisation, concernant les femmes pauvres et racisées » une pratique qui ne défend en rien le droit individuel des gens de couleur, cela révèle une stratégie plus que douteuse sur les réels intentions du gouvernement. Cette campagne fut tout simplement utilisée pour appliquer la politique démographique raciste et impérialiste du gouvernement américain.

Mais Davis propose également de nouveaux héros à apprécier, pour la plupart ignorés par les histoires classiques, comme les sœurs Grimke ainsi que Sejourner Truth et Prudence Crandall. Et certaines figures bien-aimées, comme Frederick Douglass, Ida B.Wells et Mary C.Terrell en ressortent encore plus inspirantes.

Davis est certes communiste et même si ses positions politiques me mettent parfois mal à l’aise quant à sa complaisance à l’égard des régimes communistes telle que l’URSS et Cuba (des régimes répressifs à l’encontre des homosexuels et des mouvements féministes) j’étais tout de même intéressée d’apprendre à quel point elle n’est pas utopique. En parlant de l’économie des travaux ménagers, elle est beaucoup plus préoccupée par les possibilités réalisables pour améliorer la vie des femmes que par des solutions parfaites qui correspondent au dogme marxiste. Qui selon moi est une caractéristique sous-discutée de l’intersectionnalité (ainsi que d’autres analyses multidimensionnelles, comme le pluralisme des valeurs): s’engager à scruter le monde sous des angles multiples, parfois contradictoires, fournit un contrôle naturel sur toute tendance totalisante. Qu’on se le dise, Davis est une radicale par définition, mais son accent sur des questions concrètes mérite qu’on s’intéresse à ses écrits même en étant anti radical.

Finalement, vous ne savez jamais vraiment ce que signifie l’oppression jusqu’à ce que vous lisiez des histoires réelles de personnes qui ont traversé ces épreuves. J’ai aimé lire comment les femmes qui se battaient pour l’émancipation des femmes se sont également battues pour la liberté des personnes de couleurs , mais cela m’a aussi attristé de voir combien d’entre elles avaient été manipulées pour croire que la cause noire n’était que secondaire. Ce livre est révélateur et j’ai hâte de lire d’autres œuvres d’Angela Davis. Sa façon d’écrire est captivante et directe, elle vous montre la dure réalité de la vie dans un pays qui garde encore les stigmates d’un obscur passé.


« Femmes, race et classe » d’Angela Davis – des femmes Antoinette Fouque

« Le combat continue » de Roberto Saviano

Sciences humaines, Sociologie

Les récits de ce livre sont le fruit du travail de l’auteur pour une émission de télévision italienne . Des années d’investigations et de dénonciations sur les malversations et la criminalité organisée dans un état qui prône l’omerta.

Cependant, malgré des audiences encourageantes, malgré les retombées financières inespérées , la chaîne publique RAI, n’a pas reconduit la deuxième édition, c’est donc sur une chaîne privée que « vieni via con me » sera diffusée.

Ce qui est intéressant dans ce livre c’est de comprendre à quel point les pouvoirs publics ont un impact sur la télévision italienne, finalement elle reflète le malheur du pays, elle est forte pour nous proposer des programmes médiocres « style la télé réalité » mais quand il s’agit de traiter les problèmes de fond, elle préfère utiliser le mécanisme de la censure et de la diffamation.

Il nous explique combien il lui a été difficile en tant qu’écrivain de passer à la télévision. Il a pourtant réussi à relever ce défi, tant son rôle de journaliste lui tient à cœur.

Ce sont 8 chapitres, correspondant à 8 thèmes choisis, qui affligent l’Italie d’aujourd’hui, le tout illustré par l’histoire de personnes courageuses et honnêtes, qui se battent continuellement contre ce système corrompu.

De plus, Ce que j’ai découvert et qui ne m’a absolument pas surprise, est que la France joue un rôle essentiel dans le crime organisé, elle est devenue un carrefour de la drogue. C’est un pays qui est inondé par l’argent de la drogue mais malheureusement pour des raisons difficiles à comprendre, elle investit très peu dans la lutte contre les organisations criminelles. Les politiques se focalisent sur la micro criminalité ou une criminalité organisée mais non mafieuse sur le problème des banlieues par exemple, une société complètement aveugle qui ignore le problème criminel car elle ne le perçoit pas comme une urgence sociale. Un certain laxisme où il n’existe aucun contrôle sur l’argent recycler, qui est part la suite introduit dans le système bancaire.

L’Italie en revanche est depuis longtemps déchirée entre ceux qui veulent éradiquer la Mafia et ceux qui la protègent. C’est un combat féroce.

Depuis le début Saviano a l’ambition de raconter une Italie rarement montrée en télévision, qui en réalité est majoritaire, celle qui a envie de redessiner cette terre et de la reconstruire et de dire au monde qu’ils ne sont pas tous pareils, que la différence consiste à savoir se tromper sans être corrompu. posséder des faiblesses tout en refusant le chantage et les pressions. De retrouver confiance en cette démocratie et en la justice.

On a d’ailleurs souvent accusé Roberto Saviano de diffamer sa terre natale simplement parce qu’il parle de ses contradictions. Or comme il le dit si bien: « celui qui raconte son propre pays ne se livre pas à la diffamation il le défend. Raconter signifie redessiner c’est un premier pas vers l’action, car les mots ont des conséquences, vouloir empêcher les mots signifie vouloir empêcher l’action. » Finalement, c’est peut-être la meilleure façon de lutter et de ne pas subir un système oppressif et corrompu.

Et à ce jour, il n’a toujours pas abandonné, courageux et agissant avec beaucoup d’abnégation pour continuer son combat.


« Le combat continue » de Roberto Saviano – Éditions Robert Laffont.

« Attachement Féroce » de Vivian Gornick.

contemporain, Littérature étrangère

Bien qu’il n’y ait rien de plus vrai que l’amour entre une mère et une fille, la vérité est que leurs relations ne sont pas toujours faciles. Si l’amour entre une mère et sa fille peut être harmonieux et équilibré, il existe parfois des sentiments contradictoires et contrastés qui s’invitent et déteignent sur l’histoire des deux femmes: inconsciente, fusion, projection, incompréhension, crispation voire mésentente.

Entre mère et fille se noue une relation singulière tissée de multiples liens. Cet ouvrage tiré de la véritable histoire personnelle de l’autrice, analyse l’évolution des mœurs et des liens entre une mère et son enfant : jeux de miroir, de double, de mise en abyme.

La façon dont Vivian Gornick a réussi à compiler ses souvenirs ont vraiment fait de ce livre une excellente lecture qui en tant que lectrice, vous fait réfléchir sur le lien que vous entretenez avec votre propre mère. Le style m’a fait un petit peu penser à celui de Woolf et je suis d’accord avec beaucoup de lecteurs, Vivian Gornick a bien des égards est la V.Woolf moderne.

S’il vous arrive d’avoir une relation d’amour / haine avec votre mère, ce livre peut vous faire penser qu’il est tiré de votre propre vie. La relation mère-fille décrite tout au long de ce mémoire prend un voyage dans le temps rythmé par la vie quotidienne et l’amour.

L’autrice dépeint si bien sa mère qu’on a l’impression qu’elle nous est familière. Elle est animée, ardente, passionnée, opiniâtre et surtout une femme forte et volontaire. Les mémoires décrivent la vie de la mère et de la fille en basculant du présent au passé. Tissée avec élégance, chaque histoire détaillée du passé, chargée d’émotions, est liée à la vie actuelle de l’autrice au moyen de rencontres quotidiennes avec sa mère.

Vous pouvez voir clairement, et l’autrice n’hésite pas à admettre que les qualités propres à sa mère qu’elle a observées, admirées et même détestées toute sa vie sont profondément enracinées en elle-même. La lutte entre la fille adulte qui trouve sa propre identité et se sépare de celle de sa mère est illustrée dans toutes les parties du récit.

L’histoire va de la période où la jeune fille vivait avec sa famille juive dans un vieil appartement dans les années 50 jusqu’à sa vie réussie dans les années 80 tout en maintenant une relation étroite avec sa mère, malgré leurs échanges tendus. J’ai vraiment admiré la façon dont l’histoire a été conçue dans le sens où la chronologie n’était pas complètement linéaire, mais le lecteur a toujours une compréhension claire et concise de la position de l’histoire. Tout cela a donné à l’autrice une chance de montrer comment sa relation avec sa mère s’est développée (et parfois effacée) tout en illustrant comment elle se rapporte à leur vie actuelle.

Dans son ensemble, ce livre est féministe car il catalyse de façon évidente les problématiques rencontrées par de nombreuses femmes au milieu du XXe siècle dans le monde occidental.

Tout au long du récit tandis qu’elle se concentre sur les sentiments et les expériences de la femme qui l’entoure, mais pas tant des hommes. La protagoniste mène certainement une vie indépendante en tant que femme en raison des valeurs et des croyances de sa mère. Le véritable amour, la dévotion et la détestation qui accompagnent une relation mère-fille sont visibles dans tout le texte. Bien sûr, cette relation est tout sauf idyllique mais pouvons-nous dire que toutes les relations sont parfaites ?

Et même si elle a sciemment rejeté presque tout ce que sa mère lui a appris sur le fait d’être une femme dans le monde, elle a également absorbé presque tout ce que sa mère lui a appris sur le fait d’être une femme dans le monde. Elle garde en elle les souvenirs du passé, ceux qui ont fait d’elle la femme qu’elle est.

Si je dois conclure, je dirais que ce livre est finalement la définition: d’être l’enfant d’un parent et d’être soi-même en dehors de ce parent, de se séparer de sa source d’origine tout en héritant également d’une grande partie de cette même source.


« Attachement Féroce » de Vivian Gornick – Éditions Rivages.

« Le choc amoureux » de Francesco Alberoni.

Sciences humaines, sociologie

Le choc amoureux du sociologue Francesco Alberoni est un essai qui vous fait réfléchir. Une lecture intelligente et cultivée.

Il apporte des expériences, des pistes de réflexions sur les mécanismes de l’état amoureux en posant l’hypothèse audacieuse qu’il s’agit d’une révolution collective à deux.

On sait que la sociologie est parfois faite d’hypothèses plus ou moins bizarres. Sur ce coup-ci, on planche sur la question suivante.

« Qu’est-ce que tomber amoureux? C’est l’état naissant d’un mouvement collectif à deux. » Tomber amoureux- comme tous les mouvements collectifs, se joue dans le registre de l’extraordinaire « L’ordinaire lui s’apparente à la faim et à la soif, une relation uniforme et qui dure dans le temps de façon linéaire. »

Eh bien oui: tomber amoureux est assimilé à un mouvement révolutionnaire. Paraphrasant un passage de Durkheim présent dans le premier chapitre du livre, dans un mouvement collectif, l’homme s’abandonne au joug des forces extérieures qui l’amènent à épouser pleinement une cause, désintéressée de lui-même.


« L’eros est une forme révolutionnaire même si elle se limite à deux personnes. »


Le livre examine non seulement les raisons de l’association dans le mouvement amoureux-collectif, mais rapporte également une représentation précise de l’amour, avec de nombreuses références à l’expérience concrète d’un couple. En fait, la transformation de tomber amoureux se reconstruit, c’est-à-dire le passage de l’émotion irrépressible des premiers mois à l’institution (la consolidation du couple) à travers un projet partagé, mais aussi les renoncements qui sont faits pour continuer même lorsque qu’une relation s’est dégradée . Et une fois n’est pas coutume, nous parlons bien entendu de passion, de jalousie … et tout ce qui peut venir à l’esprit sur le sujet.

L’aspect que je trouve le plus intéressant est la certitude avec laquelle Alberoni affirme ses vérités. Cette façon de traiter les sujets rend l’introspection plus convaincante ou douloureuse. Parfois, vous sentez que vous soutenez pleinement sa thèse, d’autres fois, vous souhaitez le contredire, dans d’autres situations, vous interprétez, effectuez, recherchez ou simplement endurez.

L’idée la plus audacieuse se révèle peut-être dans le rétablissement d’une vision romantique de l’amour, qui ne peut se matérialiser sans un amour ivre à la base. Un amour tout sauf utilitaire et fonctionnel, et en synthèse extrême qui ne vise pas d’abord à une volonté de fonder une famille. (Ce qui est une vision très manichéenne de l’amour à mon sens).L’amour devient une intuition dangereuse qui s’affirme comme une sorte de révolution sociale.

Alberoni nie la chute de l’amour décrite comme « une sorte de folie » (Erich Fromm) ou « un état d’imbécillité temporaire » (Ortega y Gasset), qui soutient la composante émotionnelle, mais la dépouillant de tout sens péjoratif.

L’explosion de sentiments et de passion se déroule en présence d’un obstacle, avec des références littéraires qui suscitent une grande fascination: Roméo et Juliette, séparés des familles dans un conflit amer, ou le très malchanceux Werther del Goethe, submergé par un amour impossible. Les obstacles se trouvent souvent dans le caractère et les différences expérientielles.

En conclusion, la chute de l’amour du grand professeur Alberoni allie érudition et « romantisme », dans une lecture convaincante et stimulante.


« Le choc amoureux de Francesco Alberoni – Éditions Pocket.

« L’amour aux temps du choléra » de Gabriel García Márquez.

classique, Littérature étrangère

L’amour aux temps du choléra de Gabriel García Márquez est une histoire d’amour qui s’étend sur des décennies et explore le sentiment dans ses nombreuses variations. Situé dans une ville des Caraïbes au cours des 50 dernières années, il s’agit de l’histoire de deux personnes dont la vie s’entrelace à travers l’amour qui les habite.

Nous sommes présentés aux personnages principaux du livre dans la première partie. Le livre nous montre le vieux docteur Juvenal Urbino retrouvant son ami décédé et se met à expliquer son caractère et ses antécédents. Cela conduit à présenter sa femme, Fermina Daza, qui est au centre de l’histoire malgré sa position apparemment périphérique par rapport à son mari. Mais à la suite d’un malheureux accident, Juvenal Urbino décède et peu de temps après les funérailles, Fermina Daza reçoit un visiteur improbable: Florentino Ariza.

Florentino Ariza est inattendu en raison du fait que Fermina Daza n’a pas pensé à lui pendant les nombreuses décennies depuis leur première rencontre. Il est révélé que Fermina Daza et Florentino Ariza ont eu une sorte de liaison à travers des lettres d’amour quand ils étaient jeunes. Bien que leur amour soit fougueux, il a été ignoré en raison de leur jeunesse et de l’enivrante passion pour Fermina. Bien que les jeunes amants étaient amoureux, elle a finalement rencontré et épousé Juvenal Urbino, laissant Florentino porter sa peine pendant plus de 50 ans sans jamais perdre espoir de la revoir.

La romance dans le roman va au delà de l’admiration qu’à Florentino envers Fermina. La passion et l’intimité sont aussi présentes entre les époux Fermina et Juvenal. Florentino Ariza cherche à oublier Fermina Daza par la promiscuité sexuelle et les affaires clandestines avec les femmes qu’il rencontre . Bien que leurs chemins se croisent en raison du chevauchement des cercles sociaux, ils n’évoquent le passé que lorsque Juvenal Urbino n’est plus présent.

Florentino suppose qu’il sait comment la vie de Fermina Daza s’est déroulée jusqu’à ce qu’ils se reconnectent dans leur vieillesse, mais nous voyons comment elle s’est réellement passée; les années de fidélité et d’infidélité (de la part de son mari), les disputes et la vie avec sa belle-mère difficile, et les éclats de bonheur momentanés sont tous cachés derrière la façade publique d’un couple heureux.

Malgré une réunion initialement mouvementée, Florentino Ariza et Fermina Daza commencent à passer du temps ensemble après la mort de son mari; il l’aime toujours et elle aime sa compagnie, mais ils sont inquiet car ils ont plus de 70 ans et à ce stade, elle se demande comment deux personnes en fin de vie peuvent être ensemble.

Comme son titre l’indique, le choléra joue un rôle dans l’histoire. Mais les thèmes de l’amour à travers les différents âges se retrouvent tout au long de ce livre. L’amour se manifeste à travers ses différentes incarnations: le jeune amour entre les adolescents, la passion physique entre ceux dans la vingtaine et la trentaine, l’infidélité, le mariage et le déclin de la passion dans la vieillesse.

La langue de García Márquez est intensément poétique et cela embellit la nature romantique de Florentino Ariza dans la quête perpétuelle de la femme qu’il aime. J’ai été extrêmement impressionnée par l’écriture de García Márquez et je ne pense pas être la premiere à admettre que j’avais une appréhension à lire ce qui pourrait être qualifié de roman d’amour (car comme vous le savez, je ne suis pas fan de ce genre d’histoire.) Après l’avoir mis longtemps de côté, j’ai sauté le pas, les nombreuses vidéos YouTube et chroniques sur bookstagram m’ont aidé à changer d’avis. Cela étant dit, je suis heureuse de l’avoir lu parce que « l’Amour aux temps du choléra » est une merveilleuse contribution au monde de la littérature.


« L’amour au temps du choléra » de Gabriel García Márquez – Éditions Grasset .